Vivons nous dangereusement ?
Il n’y a pas que les virus dans la vie numérique ... et les programmes dits
« malicieux » font bien autre chose que jouer au ping-pong sur nos écrans ou
détruire plus ou moins méchamment nos fichiers.
- Les virus au sens traditionnel du terme ne sont plus qu’une des menaces
pour l’internaute moyen .
- Les pièges qui lui sont tendus sont de plus en plus raffinés et
demandent de plus en plus d’attention .
- De plus en plus d’internautes disposent de connexions permanentes,
sources de dangers supplémentaires
- Souvent les dommages ne sont pas visibles mais vont bien au-delà d’une
simple perte de données.
Les nouveaux programmes malicieux
- Ils ne se propagent plus seulement par pièces jointes, mais peuvent
s’installer sans intervention de l’utilisateur ou par la simple visite
d’une page web piégée
- Il n’y a pas de dégâts informatiques apparents : la véritable action de
ces fichiers est de prendre possession de la machine grâce à des programmes
"chevaux de Troie" (ou "Troyens") pour : s’en servir de relais pour s’auto
diffuser s’en servir de relais pour diffuser des spams capter des
informations confidentielles saisies au clavier (codes, numéros de carte
bancaire) : le keyloggin
- De simples images (jpg, bmp) peuvent contenir des balises qui vont
rediriger vers des sites dangereux.
Les spams
Comme les virus ils peuvent servir de propagateur de Troyens et autres codes
malicieux.
Les connexions permanentes :
Elles sont des portes ouvertes à l’utilisation illicite des ordinateurs non
protégés par un pare feu.
La complexité des outils
Les antivirus sont maintenant courants (avec, outre les produits classiques,
des solutions en lignes proposées par les FAI), les pare feux matériels et
les routeurs se répandent chez les particuliers par le biais des « box »,
mais peuvent être facilement détournés lorsque leur paramétrage n’est pas
protégé par mot de passe. Les logiciels de protection sont souvent trop
complexes ou trop basiques
Le phishing
Apparenté au « social engeneering » cette technique consiste à extorquer à
l’utilisateur des données confidentielles (avec sa « coopération » : clic
imprudent sur un lien douteux et renseignement en toute naïveté d’un
formulaire demandant identifiant et mot de passe).
Cas typique : l’utilisateur reçoit un mail l’invitant, sous prétexte de
vérification de compte, à suivre un lien. Celui-ci mène à un site exactement
imité (par exemple du site eBay [2], de banques ou de sites institutionnels)
sur lequel l’utilisateur trop confiant va saisir un identifiant et mot de
passe. Ces identifiants seront récupérés par les indélicats.
Le « social engeneering » :
il ne nécessite aucun logiciel mais persuade la victime de lui donner des
informations confidentiels en se faisant passer pour un administrateur
réseau, un responsable informatique, une administration.
Des méthodes apparentées jouent sur les angoisses ou la mauvaise conscience
des victimes. Celles-ci, déstabilisées à la lecture du mail, déclencheront
le clic fatal sur une piuèce jointe ou vers une page pioégée. Exemple : la
version allemande du virus Sober a fait beaucoup de dégâts avec des
accroches comme : Votre IP a été enregistrée, On t’espionne, Vous échangez
illégalement des données, Je vais vous dénoncer, Vous me menacez."
D’autres messages annoncent : « Nous tenons à vous signaler que votre
ordinateur a été enregistré sous l’IP nnn.nnn.nnn. Le contenu en a été
examiné et une procédure judiciaire est engagée contre vous. La plainte vous
sera communiquée dans les prochains jours par écrit, (…) ». Suivent des
numéros de téléphone authentiques qui achèvent d’inquiéter le surfeur
inexpérimenté.. La nouveauté est donc dans cet objet qui attire, inquiète
provoque, et dans le texte du message qui enfonce le clou. Il joue sur les
angoisses ou les thèmes actuels (autre exemple :Bientôt la retraite à 80 ans
? Sondage) incitant à établir la communication et à ouvrir la pièce jointe
L’utilisateur !
Il est et restera le maillon faible, mais de plus en plus faible. A défaut
d’être suivis, les conseils rituels étaient relativement simples : avoir un
antivirus, le mettre à jour régulièrement, supprimer les mails suspects, ne
pas ouvrir les pièces jointes etc.
Aujourd’hui cela ne suffit pas : il faut aussi "avoir du nez", se
méfier de demandes curieuses, mettre à jour le système (et penser à les
refaire en cas de réinstallation). Que comprennent les utilisateurs basiques
à ces histoires de patchs, d’updates, d’upgrades, de pare feux ? Un clic
malheureux, un incident et l’antivirus ne se mettra plus à jour, ou bien le
pare feu est désactivé.
Une réinstallation de Windows et voilà des mois de mises à jour de sécurité
perdus.
Sans tomber dans la paranoïa, il est donc important d’être conscient des
dangers, et en cas de doute :
- couper immédiatement une connexion
- s’informer auprès de collègues, d’amis plus compétents,
- en cas d’incident : arrêter la machine sans rien toucher, et solliciter
l’assistance.
- assurer la sécurité de son outil informatique pour assurer aussi celle
des autres (pour parodier un slogan connu :" Ils ne passeront pas par
moi"). ________________________________________
Phishing : mot-valise formé à partir de phreaking (piratage d’un
système téléphonique) et fishing