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Le plan de rénovation de l’enseignement des langues a été mis en place par le Ministère par le décret n°2005-1011 du 22 août 2005. Le décret publié dans le BO n°23 du 8 juin 2006 présente les modalités de mise en œuvre de ce plan et préconise que les «élèves soient répartis en groupes de compétence langagière indépendamment des classes ». L’apprentissage centré sur une activité langagière dominante est à mettre en place, quel que soit  le mode d’organisation des groupes retenu :

-         il repose sur les activités langagières

-         il est organisé autour d’une activité langagière et est constitué d’élèves ayant les mêmes besoins : les groupes de compétences.

 

Axer l’apprentissage sur une activité langagière dominante  pendant une période donnée ne signifie en aucun cas morceler son enseignement et exclure toute autre activité langagière.

Les autres activités restent au service de la dominante. La dominante écouter,  par exemple, passe obligatoirement par l’une ou l’autre des activités langagières : il faudra pouvoir rendre compte, réagir, se positionner…à l’oral ou à l’écrit. Parallèlement, mettre l’accent sur une activité langagière dominante permet à l’enseignant de mener une réflexion sur les stratégies d’apprentissage à mettre en place avec les élèves. L’apprenant devient acteur de son apprentissage dans la mesure où l’enseignant  lui permet de se situer dans un niveau de compétence en explicitant les descripteurs sous-jacents, de prendre conscience de ses difficultés et surtout de lui donner les moyens de les surmonter. Pour pouvoir progresser, l’élève doit être mis au centre de ses apprentissages. L’appropriation par l’élève de stratégies ou méthodes d’apprentissage favorisera une prise d’autonomie.

« La maîtrise d’une langue vivante… passe par une combinaison de savoirs et de savoir-faire plaçant les élèves à la fois en position « d’apprendre » et « d’apprendre à », moyennant des mises en situation et un accompagnement adéquats » (Rapport de l’IGEN, L’évaluation en langues vivantes : état des lieux et perspectives d’évolution, janvier 2007)

 

Des groupes de travail constitués de professeurs des établissements ayant mis en place les groupes de compétence en 2006-2007 ont élaboré des fiches destinées aux enseignants. Celles-ci répertorient, de manière non exhaustive, les stratégies que l’élève- en fonction de son niveau, de la typologie des textes ou de la tâche demandée- peut mettre en œuvre pour pouvoir améliorer ses performances dans l’activité langagière choisie. Dès lors qu’il s’agit de production orale ou écrite, les performances peuvent être améliorées à travers des entraînements que l’enseignant propose à l’élève.

Il est conseillé d’établir une liste des stratégies avec le groupe en fonction de l’activité langagière travaillée – liste qui peut être complétée au fur et à mesure de la formation.

Les groupes de compétence seront constitués à partir d’une évaluation axée sur l’activité langagière travaillée en dominante afin de déterminer le profil linguistique de l’élève. Ces évaluations diagnostiques ne sont pas notées ;  leur rôle est de définir quel niveau l’élève a atteint dans telle activité langagière afin de pouvoir l’amener vers le niveau immédiatement supérieur en prenant en compte ses acquis réels.

Les évaluations diagnostiques proposées sur ce site devraient permettre de former des groupes en début de période pour chaque activité langagière. Cependant, elles ne sauraient être modélisantes et restent perfectibles.

Une priorité à donner à l’oral

« L’instauration de la langue enseignée comme langue de communication dans la classe est une nécessité absolue » (Rapport de l’IGEN, L’évaluation en langues vivantes : état des lieux et perspectives d’évolution, janvier 2007) et constitue à nos yeux le meilleur moyen pour réactiver les acquis antérieurs et susciter les besoins langagiers. Toutes les situations de communication au sein de la classe, non seulement de professeur à élèves, mais d’élève à élève doivent être exploitées pour déclencher la prise de parole dans la langue enseignée et non pas uniquement celles liées à des activités de compréhension ou de production ciblées. Les situations inattendues, l’incompréhension, le désaccord, le positionnement de l’élève, une demande d’explication, un repositionnement... sont autant de situations authentiques qui génèrent la prise de parole et qui donnent du sens aux savoirs transmis aux élèves. Trop souvent encore, l’usage de la langue se limite à un simple objet d’étude dont la visée de communication première a été omise. Or prendre la parole ou prendre part à une conversation dans une langue étrangère implique autant la maîtrise de savoir-faire que de savoirs. Outre les compétences linguistiques, l’élève doit manifester d’autres compétences appelées sociolinguistiques et pragmatiques. Prendre la parole en continu implique des capacités de synthèse et d’organisation du discours, une maîtrise du sujet, une clarté dans les propos, une capacité d’adaptation  au récepteur, un esprit de cohésion et de la cohérence…  

 

 

Le bulletin scolaire

Le travail par activité langagière dominante devrait se refléter dans le bulletin, tel que le prévoit une des recommandations formulées par l’Inspection Générale dans son rapport « L’évaluation en langue vivante : état des lieux et perspectives d’évolution » dont vous trouverez le lien sur le site. Cette démarche, prise en accord avec le chef d’établissement et l’équipe de langues, permettra de donner une lisibilité plus grande des compétences des élèves et d’afficher le profil linguistique de l’apprenant. Accompagner  la note du niveau visé (A1, A2, B1) permettrait encore d’augmenter cette lisibilité. Il est entendu qu’un élève peut obtenir  la note maximale dès lors qu’il a atteint les objectifs relatifs à un niveau. Il en découle une harmonisation de la notation au sein des équipes de professeurs de langue et ce dans les différentes activités langagières.

 

 

Mireille BURGHOLZER                                             Isabelle WOLF

IEN – Anglais-Lettres                                     IEN – Allemand-Lettres

 

 
     
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