Le troisième long métrage de Sofia Coppola sorti à l’occasion du festival de Cannes 2006 a suscité un certain nombre de
réflexions, de débats, de controverses autour de l’image de Marie-Antoinette et par là même de l’image de la monarchie qui
transparaît en filigrane dans le portrait d’adolescente victime brossé par la jeune réalisatrice américaine.
Même si Sofia Coppola n’a pas voulu faire un film historique mais plutôt un portrait de femme un peu perdue dans la lignée de ses
deux précédents opus VIRGIN SUICIDES (1999, avec Kirsten Dunst déjà) et LOST IN TRANSLATION (2003), l’idée de présenter une
Marie-Antoinette différente de l’imagerie traditionnelle semble s’inscrire dans un courant récent de réhabilitation de certains
personnages historiques ou de certaines périodes de l’Histoire de France que l’historiographie républicaine militante avait trop
souvent réduits à des caricatures.
Renaud WEISSE, d’après les contributions de Stéphane COULON, professeur de Lettres et CAV et Alice VINCENS-VILLEPREUX, professeur à l’université de Toulouse in Dossier Marie Antoinette, CRDP de Nice, coll. A propos…